Michaela Spiegel - Michaela Spiegel, Instant Memoir - Exposition | mfc-michèle didier | Paris - Bruxelles - PARIS
Michaela Spiegel est une artiste interdisciplinaire et une activiste féministe dont la pratique comprend le travail en studio, la vidéo, l'écriture, la conservation et les projets individuels et collaboratifs.
Née en 1963 à Vienne en Autriche, Spiegel vit et travaille à Vienne et à Paris.
En 1995, elle y fonde l'Institut für Heil & Sonderpädagogik, fonctionnant comme un module à la fois informel et institutionnel de création néo-féministe. Sa branche française, le Centre Pompadour, laboratoire néo-féministe, ouvre ses portes en 2012 en Picardie. L'artiste nous dit : « Le néo-féminisme est le contraire du sexisme, il est la déclinaison contemporaine du féminisme dans un monde multi-genre. »
En 2019, l'artiste reçoit la großes Goldenes Ehrenzeichen/Brustdekoration pour services rendus à la République d'Autriche.
Instant Memoir est le titre de l’exposition de Michaela Spiegel, mais il est aussi le titre éponyme du livre publié par les Éditions Kehrer en 2023.
Cette exposition à la galerie présentera pour la première fois à Paris l’ensemble des photos instantanées de l’artiste.
Car si Michaela Spiegel pratique depuis plus de quatre décennies, la peinture, le collage, le pastel, le photomontage, la vidéo, c’est en 1993 précisément qu’elle commence une série de photos instantanées. Série contenant à ce jour plus de 30 000 images prises sur plus de trente ans.
Dans la préface de l’ouvrage Instant Memoir, Rubén Gallo nous dit « À l’ère d’Instagram et des réseaux sociaux, Michaela Spiegel a choisi un médium qui renvoie à l’ère pré-numérique. Depuis plus de trente ans, elle documente des aspects de sa vie privée à l’aide d’un appareil photo Polaroid. Ces instantanés transmettent la texture d’une autre époque : si les films familiaux Super-8 évoquent les années 1970, ceux-ci montrent l’ambiance de la vie des années 1980. Déjà, dans les années 1990, lorsque les premiers de ces clichés ont été pris par l’artiste, les polaroids étaient un support qui témoignait d’une certaine nostalgie, une technologie dépassée qui renvoyait déjà au passé. Aujourd’hui, les années 1990 pourraient nous sembler une époque simple et heureuse, heureusement dépourvue d’internet, d’ordinateurs, de réseaux sociaux ou de smartphones. L’anxiété et le sentiment d’être perdu dans un métavers hostile étaient également absents »...
...« Les images de Spiegel traitent du plaisir, des sens, de l’aventure, de la fantaisie, du jeu et de tant d’autres choses qui semblent avoir disparu à notre époque numérique. » Elles traitent aussi, selon les dires de l’artiste, du bonheur.
Dans l’exposition, l’artiste montrera l’ensemble de ces 30 000 instantanés, mais tous seront consignés dans 33 grands albums noirs et clos que personne ne pourra ni ouvrir ni consulter. Pourtant, ces images et ces instants seront tous là, classés méticuleusement et chronologiquement.
Chacun des instantanés porte son propre code, selon le protocole établi par le fabricant d’appareil photographique qui, comme Polaroid ou Instax, fait figurer sur le cliché un code à 10 ou 11 chiffres. Pour exemple, les codes à 10 chiffres se décomposent en 5 blocs. Chaque bloc de 2 chiffres nous donne une information spécifique :
Numéros 1 & 2 : mois de production
Numéros 3 & 4 : année de production
Numéros 5 & 6 : machine utilisée pour la production
Numéros 7 & 8 : type de film
Numéros 9 & 10 : jour de production
Ces codes deviennent, par extension, les titres même des instantanés de Spiegel.
Ce système de numérotation précis, donné à chaque instantané par les fabricants, s’oppose à la présumée instantanéité du moment saisi et à la présupposée fragilité et vulnérabilité du support de l’image. Mais qu’en est-il exactement ?
Dans un souci de précision, ou peut-être pour se permettre un éventuel retour sur l’histoire, l’artiste a noté les noms des appareils utilisés, les voici : Polaroid 600 ; Polaroid SX-70 ; Polaroid Vision ; Fuji Instax Wide ; Fuji Instax Mini.
Remarquons toutefois que le terme « instantané » d’alors nous fait penser aujourd’hui à ces photos ou vidéos « éphémères » envoyées dans des discussions sur les réseaux sociaux...
Instantané, éphémère. L’artiste avait-elle considéré déjà la relative pérennité de ces images ? Avait-elle aussi envisagé leur disparition ?
Récemment, Michaela Spiegel a isolé certains instantanés et en a constitué des ensembles. Ces groupes d’images sont nommés, titrés même, comme pour nous inviter à lire autrement l’instant saisi associé à d’autres instants et à lui créer une histoire. Le cinéma (kopfkino) est né ainsi.
Puis elle va digitaliser ces instantanés choisis et les imprimer sur du Fuji Crystal Archive Paper, l’équivalent du papier Baryté. Chaque tirage photographique sera alors encadré et prendra son propre statut de photographie. Ce sera plus de douze ensembles d’instantanés, composés et transformés en autant de photographies, qui seront eux présentés sur les murs de la galerie.
En avant-première, le film de 30 minutes, contenant l’ensemble complet des 30 000 instantanés, sera projeté au centre de l’exposition, comme une mémoire condensée à l’extrême, de 30 ans de travail, de 30 ans de vie.
Michaela Spiegel est une artiste interdisciplinaire et une activiste féministe dont la pratique comprend le travail en studio, la vidéo, l'écriture, la conservation et les projets individuels et collaboratifs.
Née en 1963 à Vienne en Autriche, Spiegel vit et travaille à Vienne et à Paris.
En 1995, elle y fonde l'Institut für Heil & Sonderpädagogik, fonctionnant comme un module à la fois informel et institutionnel de création néo-féministe. Sa branche française, le Centre Pompadour, laboratoire néo-féministe, ouvre ses portes en 2012 en Picardie. L'artiste nous dit : « Le néo-féminisme est le contraire du sexisme, il est la déclinaison contemporaine du féminisme dans un monde multi-genre. »
En 2019, l'artiste reçoit la großes Goldenes Ehrenzeichen/Brustdekoration pour services rendus à la République d'Autriche.
Instant Memoir est le titre de l’exposition de Michaela Spiegel, mais il est aussi le titre éponyme du livre publié par les Éditions Kehrer en 2023.
Cette exposition à la galerie présentera pour la première fois à Paris l’ensemble des photos instantanées de l’artiste.
Car si Michaela Spiegel pratique depuis plus de quatre décennies, la peinture, le collage, le pastel, le photomontage, la vidéo, c’est en 1993 précisément qu’elle commence une série de photos instantanées. Série contenant à ce jour plus de 30 000 images prises sur plus de trente ans.
Dans la préface de l’ouvrage Instant Memoir, Rubén Gallo nous dit « À l’ère d’Instagram et des réseaux sociaux, Michaela Spiegel a choisi un médium qui renvoie à l’ère pré-numérique. Depuis plus de trente ans, elle documente des aspects de sa vie privée à l’aide d’un appareil photo Polaroid. Ces instantanés transmettent la texture d’une autre époque : si les films familiaux Super-8 évoquent les années 1970, ceux-ci montrent l’ambiance de la vie des années 1980. Déjà, dans les années 1990, lorsque les premiers de ces clichés ont été pris par l’artiste, les polaroids étaient un support qui témoignait d’une certaine nostalgie, une technologie dépassée qui renvoyait déjà au passé. Aujourd’hui, les années 1990 pourraient nous sembler une époque simple et heureuse, heureusement dépourvue d’internet, d’ordinateurs, de réseaux sociaux ou de smartphones. L’anxiété et le sentiment d’être perdu dans un métavers hostile étaient également absents »...
...« Les images de Spiegel traitent du plaisir, des sens, de l’aventure, de la fantaisie, du jeu et de tant d’autres choses qui semblent avoir disparu à notre époque numérique. » Elles traitent aussi, selon les dires de l’artiste, du bonheur.
Dans l’exposition, l’artiste montrera l’ensemble de ces 30 000 instantanés, mais tous seront consignés dans 33 grands albums noirs et clos que personne ne pourra ni ouvrir ni consulter. Pourtant, ces images et ces instants seront tous là, classés méticuleusement et chronologiquement.
Chacun des instantanés porte son propre code, selon le protocole établi par le fabricant d’appareil photographique qui, comme Polaroid ou Instax, fait figurer sur le cliché un code à 10 ou 11 chiffres. Pour exemple, les codes à 10 chiffres se décomposent en 5 blocs. Chaque bloc de 2 chiffres nous donne une information spécifique :
Numéros 1 & 2 : mois de production
Numéros 3 & 4 : année de production
Numéros 5 & 6 : machine utilisée pour la production
Numéros 7 & 8 : type de film
Numéros 9 & 10 : jour de production
Ces codes deviennent, par extension, les titres même des instantanés de Spiegel.
Ce système de numérotation précis, donné à chaque instantané par les fabricants, s’oppose à la présumée instantanéité du moment saisi et à la présupposée fragilité et vulnérabilité du support de l’image. Mais qu’en est-il exactement ?
Dans un souci de précision, ou peut-être pour se permettre un éventuel retour sur l’histoire, l’artiste a noté les noms des appareils utilisés, les voici : Polaroid 600 ; Polaroid SX-70 ; Polaroid Vision ; Fuji Instax Wide ; Fuji Instax Mini.
Remarquons toutefois que le terme « instantané » d’alors nous fait penser aujourd’hui à ces photos ou vidéos « éphémères » envoyées dans des discussions sur les réseaux sociaux...
Instantané, éphémère. L’artiste avait-elle considéré déjà la relative pérennité de ces images ? Avait-elle aussi envisagé leur disparition ?
Récemment, Michaela Spiegel a isolé certains instantanés et en a constitué des ensembles. Ces groupes d’images sont nommés, titrés même, comme pour nous inviter à lire autrement l’instant saisi associé à d’autres instants et à lui créer une histoire. Le cinéma (kopfkino) est né ainsi.
Puis elle va digitaliser ces instantanés choisis et les imprimer sur du Fuji Crystal Archive Paper, l’équivalent du papier Baryté. Chaque tirage photographique sera alors encadré et prendra son propre statut de photographie. Ce sera plus de douze ensembles d’instantanés, composés et transformés en autant de photographies, qui seront eux présentés sur les murs de la galerie.
En avant-première, le film de 30 minutes, contenant l’ensemble complet des 30 000 instantanés, sera projeté au centre de l’exposition, comme une mémoire condensée à l’extrême, de 30 ans de travail, de 30 ans de vie.
Œuvres présentées
Tirage sur Fuji Crystal Archive Paper, super glossy - Marouflé sur Dibond
81 x 101 cm
Tirage sur Fuji Crystal Archive Paper, super glossy - Marouflé sur Dibond
101 x 162 cm
Tirage sur Fuji Crystal Archive Paper, super glossy - Marouflé sur Dibond
31 x 31 cm
Tirage sur Fuji Crystal Archive Paper, super glossy - Marouflé sur Dibond
161 x 101 cm
Tirage sur Fuji Crystal Archive Paper, super glossy - Marouflé sur Dibond
101 x 101 cm
Tirage sur Fuji Crystal Archive Paper, super glossy - Marouflé sur Dibond
101 x 101 cm
Tirage sur Fuji Crystal Archive Paper, super glossy - Marouflé sur Dibond
31 x 31 cm
Tirage sur Fuji Crystal Archive Paper, super glossy - Marouflé sur Dibond
49 x 31 cm
Tirage sur Fuji Crystal Archive Paper, super glossy - Marouflé sur Dibond
31 x 31 cm
Tirage sur Fuji Crystal Archive Paper, super glossy - Marouflé sur Dibond
31 x 31 cm