Robert Barry, Mel Bochner, On Kawara, Christian Marclay - IFPDA Print Fair - Salon | mfc-michèle didier | Paris - Bruxelles -
IFPDA PRINT FAIR 2017
26 - 29 octobre 2017
New York, Etats-Unis
Produisant et publiant depuis 1987 des ?uvres singulières avec un intérêt particulier pour les artistes américains issus du mouvement conceptuel, mfc-michèle didier s?est imposée, entre autres, grâce à ses nombreuses collaborations d?exception dans une discipline historique?: le livre d?artiste.
Pour l?édition 2017 de l'IFPDA?-?Fine Art Print Fair, mfc-michèle didier propose une sélection d??uvres de quatre artistes majeurs: Robert Barry, Mel Bochner, On Kawara et Christian Marclay.
Questionnant l?objet livre dans sa matérialité et par extension dans ses formes dérivées, ces quatre artistes ? comme tant d?autres de leurs contemporains ? n?ont eu de cesse d?approcher le textuel et le visuel d?une façon expérimentale, s?affranchissant ainsi des codes attendus et pratiqués jusqu?alors. Une démarche volontairement engagée que ces artistes continuent de revendiquer et d?enrichir de nouvelles productions.
Ainsi pour l'IFPDA, mfc-michèle didier présentera Singer Notes, 1968 de Mel Bochner, fac-similé du classeur original des Singer Notes regroupant, sous 47 pochettes en plastique de conservation, l?ensemble des notes et croquis griffonnés par l?artiste lors des temps de réflexion partagés avec les chercheurs et ingénieurs de Singer Corporation dans le cadre du programme E.A.T. (Experiments in Art and Technology). Axées sur la recherche et le développement des nouvelles technologies informatiques dans le milieu industriel, ces séances bihebdomadaires permirent à Mel Bochner d?approcher non pas le fond du problème (bien trop vaste) mais le moyen mis en place par l?équipe de Singer Corporation afin d?en circonscrire le contexte?: la mesure. A son retour de résidence, Bochner alors jeune artiste, commence à mesurer les murs vides de son atelier au moyen de graduations. Par ce geste naissent les Measurements. Singer Notes retrace donc le cheminement d?une pensée artistique de son état manuscrit nébuleux à un geste méthodique précis et pour le moins déterminant.
Les notes manuscrites de Mel Bochner dialoguent aisément avec les notes dactylographiées de Robert Barry qui, en 2016, propose Somethings that...
Suivant sa propre méthode de composition établie en 1969, Robert Barry a conçu un ensemble de 24 sets composés de 3 volets dans lesquels sont consigné 3 statements. Les deux premiers statements sont communs à chaque set, en revanche le troisième statement se décline en 24 énoncés différents, engendrant ainsi autant de propositions originales. Des sets de cette ?uvre seront exposés à même le mur du stand. Une manière de mettre en évidence l?importance du langage chez Robert Barry. Si l?artiste utilise les mots, joue avec, les met en scène et les interroge, les statements de Somethings that? ont pourtant la spécificité de n?évoquer aucune image. Bien que ces combinaisons de mots soient signifiantes et grammaticalement justes, aucune transcription visuelle de celles-ci ne surgit dans l?esprit du lecteur. Seule la pensée demeure et s'élabore.
Il en est de même pour les 62 fiches contenues dans la boîte en noyer de Something in a Box. Alors que le premier énoncé introduit les 61 qui suivent: «?Somethings in a Box?», les 61 statements suivant tentent de définir quelque chose dont nous ignorons pourtant irrémédiablement la nature.
Aux recherches sérielles et systématiques de Somethings that? et Something in a Box de Robert Barry, viennent s?ajouter les inventaires de On Kawara. Avec la trilogie composée de I MET, I WENT et I GOT UP, On Kawara rend visible un travail d?archivage personnel poussé à son extrême, autant par la quantité faramineuse d?informations contenues dans chacun des volumes, que par la rigueur et la discipline quotidienne que s?est imposée l?artiste durant les douze années de ces trois oeuvres. Entre la notation, en ordre chronologique, des noms des personnes avec qui l?artiste converse entre le 10 mai 1968 et le 17 septembre 1979 (I MET), la retranscription au moyen d?une ligne rouge de ses trajets quotidiens sur la carte du lieu dans lequel il se trouve (I WENT) et l?envoi quotidien de cartes postales attestant de son positionnement géographique (I GOT UP), On Kawara a généré à travers ces ?uvres une véritable poésie de l?instant. Poésie que l'on retrouve également dans une ?uvre posthume de l'artiste: I READ.
Présenté en avant-première au public de l'IFPDA, I READ prend la forme d?un set de 6 volumes. Sur chacune des 3272 pages de papier ligné, l?artiste colle minutieusement des coupures de presse annotées et datées. Sur une même page apparaissent ainsi juxtaposés ou superposés plusieurs articles de quotidiens. Rien ne lie ces articles entre eux si ce n?est la date de leur parution. Parfois, les journaux sont datés d?un ou de plusieurs jours de plus que la date inscrite par l?artiste en tête de page d?I READ, car c?est à cette date précise que l?artiste peint une Date Painting. I READ est donc directement relié à la Today Series et chacune de ses pages est en miroir avec une Date Painting. Aussi I READ nous informe autant sur l?intérêt qu?apporte l?artiste à l?actualité internationale que sur sa propre activité « picturale ».
Le célèbre One Million Years de On Kawara occupera également une place de choix sur le stand de la maison d'édition et galerie mfc-michèle didier. Ce set de 2 volumes ? dont l?organisation interne de chaque page est établi en 10 colonnes rigoureusement alignées et elles-mêmes subdivisées en 5 blocs de 100 ans, chaque bloc étant composé de 10 lignes et chaque ligne contenant une décennie ? constitue à lui seul une véritable partition que le public de l'IFPDA aura plaisir à (re)découvrir.
Comme un écho musical aux inventaires de On Kawara, les 28 folios constitutifs de l'?uvre Ephemera de Christian Marclay se donnent à voir comme le résultat d?une accumulation, d'une décennie de notations éclectiques et musicales à caractère décoratif, glanées ça et là dans divers supports et objets quotidiens (publicités, illustrations, menus, emballages de bonbons, etc?). Ensemble, ils constituent une véritable partition visuelle, mais également sonore car Ephemera a été imaginé dans le but d?être interprétée par des musiciens.
IFPDA PRINT FAIR 2017
26 - 29 octobre 2017
New York, Etats-Unis
Produisant et publiant depuis 1987 des ?uvres singulières avec un intérêt particulier pour les artistes américains issus du mouvement conceptuel, mfc-michèle didier s?est imposée, entre autres, grâce à ses nombreuses collaborations d?exception dans une discipline historique?: le livre d?artiste.
Pour l?édition 2017 de l'IFPDA?-?Fine Art Print Fair, mfc-michèle didier propose une sélection d??uvres de quatre artistes majeurs: Robert Barry, Mel Bochner, On Kawara et Christian Marclay.
Questionnant l?objet livre dans sa matérialité et par extension dans ses formes dérivées, ces quatre artistes ? comme tant d?autres de leurs contemporains ? n?ont eu de cesse d?approcher le textuel et le visuel d?une façon expérimentale, s?affranchissant ainsi des codes attendus et pratiqués jusqu?alors. Une démarche volontairement engagée que ces artistes continuent de revendiquer et d?enrichir de nouvelles productions.
Ainsi pour l'IFPDA, mfc-michèle didier présentera Singer Notes, 1968 de Mel Bochner, fac-similé du classeur original des Singer Notes regroupant, sous 47 pochettes en plastique de conservation, l?ensemble des notes et croquis griffonnés par l?artiste lors des temps de réflexion partagés avec les chercheurs et ingénieurs de Singer Corporation dans le cadre du programme E.A.T. (Experiments in Art and Technology). Axées sur la recherche et le développement des nouvelles technologies informatiques dans le milieu industriel, ces séances bihebdomadaires permirent à Mel Bochner d?approcher non pas le fond du problème (bien trop vaste) mais le moyen mis en place par l?équipe de Singer Corporation afin d?en circonscrire le contexte?: la mesure. A son retour de résidence, Bochner alors jeune artiste, commence à mesurer les murs vides de son atelier au moyen de graduations. Par ce geste naissent les Measurements. Singer Notes retrace donc le cheminement d?une pensée artistique de son état manuscrit nébuleux à un geste méthodique précis et pour le moins déterminant.
Les notes manuscrites de Mel Bochner dialoguent aisément avec les notes dactylographiées de Robert Barry qui, en 2016, propose Somethings that...
Suivant sa propre méthode de composition établie en 1969, Robert Barry a conçu un ensemble de 24 sets composés de 3 volets dans lesquels sont consigné 3 statements. Les deux premiers statements sont communs à chaque set, en revanche le troisième statement se décline en 24 énoncés différents, engendrant ainsi autant de propositions originales. Des sets de cette ?uvre seront exposés à même le mur du stand. Une manière de mettre en évidence l?importance du langage chez Robert Barry. Si l?artiste utilise les mots, joue avec, les met en scène et les interroge, les statements de Somethings that? ont pourtant la spécificité de n?évoquer aucune image. Bien que ces combinaisons de mots soient signifiantes et grammaticalement justes, aucune transcription visuelle de celles-ci ne surgit dans l?esprit du lecteur. Seule la pensée demeure et s'élabore.
Il en est de même pour les 62 fiches contenues dans la boîte en noyer de Something in a Box. Alors que le premier énoncé introduit les 61 qui suivent: «?Somethings in a Box?», les 61 statements suivant tentent de définir quelque chose dont nous ignorons pourtant irrémédiablement la nature.
Aux recherches sérielles et systématiques de Somethings that? et Something in a Box de Robert Barry, viennent s?ajouter les inventaires de On Kawara. Avec la trilogie composée de I MET, I WENT et I GOT UP, On Kawara rend visible un travail d?archivage personnel poussé à son extrême, autant par la quantité faramineuse d?informations contenues dans chacun des volumes, que par la rigueur et la discipline quotidienne que s?est imposée l?artiste durant les douze années de ces trois oeuvres. Entre la notation, en ordre chronologique, des noms des personnes avec qui l?artiste converse entre le 10 mai 1968 et le 17 septembre 1979 (I MET), la retranscription au moyen d?une ligne rouge de ses trajets quotidiens sur la carte du lieu dans lequel il se trouve (I WENT) et l?envoi quotidien de cartes postales attestant de son positionnement géographique (I GOT UP), On Kawara a généré à travers ces ?uvres une véritable poésie de l?instant. Poésie que l'on retrouve également dans une ?uvre posthume de l'artiste: I READ.
Présenté en avant-première au public de l'IFPDA, I READ prend la forme d?un set de 6 volumes. Sur chacune des 3272 pages de papier ligné, l?artiste colle minutieusement des coupures de presse annotées et datées. Sur une même page apparaissent ainsi juxtaposés ou superposés plusieurs articles de quotidiens. Rien ne lie ces articles entre eux si ce n?est la date de leur parution. Parfois, les journaux sont datés d?un ou de plusieurs jours de plus que la date inscrite par l?artiste en tête de page d?I READ, car c?est à cette date précise que l?artiste peint une Date Painting. I READ est donc directement relié à la Today Series et chacune de ses pages est en miroir avec une Date Painting. Aussi I READ nous informe autant sur l?intérêt qu?apporte l?artiste à l?actualité internationale que sur sa propre activité « picturale ».
Le célèbre One Million Years de On Kawara occupera également une place de choix sur le stand de la maison d'édition et galerie mfc-michèle didier. Ce set de 2 volumes ? dont l?organisation interne de chaque page est établi en 10 colonnes rigoureusement alignées et elles-mêmes subdivisées en 5 blocs de 100 ans, chaque bloc étant composé de 10 lignes et chaque ligne contenant une décennie ? constitue à lui seul une véritable partition que le public de l'IFPDA aura plaisir à (re)découvrir.
Comme un écho musical aux inventaires de On Kawara, les 28 folios constitutifs de l'?uvre Ephemera de Christian Marclay se donnent à voir comme le résultat d?une accumulation, d'une décennie de notations éclectiques et musicales à caractère décoratif, glanées ça et là dans divers supports et objets quotidiens (publicités, illustrations, menus, emballages de bonbons, etc?). Ensemble, ils constituent une véritable partition visuelle, mais également sonore car Ephemera a été imaginé dans le but d?être interprétée par des musiciens.
Œuvres présentées
Étui en carton gris. Contient 28 folios, 40 x 60 cm chaque
41 x 30,4 x 3,2 cm
Livre, 132 pages
25,8 x 20,5 x 1,4 cm
Set de trois volets déposé dans son portefeuille
28 x 21,5 x 0,6 cm
Boîtier en bois naturel. Contient 6 volumes, 28,6 x 23,1 x 5,1 cm chaque
37 x 41 x 31,5 cm
Étui noir. Contient 2 volumes, 14,4 cm x 10,5 cm
16,2 x 11,5 x 9,2 cm